- Avec les appuis financiers et techniques de : PNUD
- Exécuté par : le consortium des organisations des femmes (FOMI et ASSOCITURI), sous le lead de FOMI
- Territoire de Djugu : Secteur des Walendu Pitsi, Djatsi et Tatsi ; chefferie des Bahema Nord, Badjere, Baguru, Mambisa et Banywagi.
- Territoire d’Irumu : Chefferie des Andisoma, Babelebe, Bahema d’Irumu, Walendu Bindi et Secteur des Bahema Sud.
- Bénéficiaires Directs : les femmes des organisations féminines et de Structures à base communautaire, réunies autour de Service de genre famille et enfant.
- Stratégie de travail : Dans la responsabilisation de l’Etat congolais à travers la Division genre famille et enfant, en collaboration avec la Division de l’Intérieur, la mobilisation des parties prenantes dont les femmes particulièrement et le plaidoyer auprès des décideurs ont été mené pour une gouvernance inclusive ainsi que la prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans le plan de sécurité local.
- Parties prenantes de projet : l’Unité de Stabilisation, la Division Genre Famille et Enfant, Division de l’Intérieur, les Chefs des entités décentralisées, les comités de sécurité, le PDDRCS, la Société civile, les organisations des femmes, …
DES CONTEXTES DE LA REALISATION :
La Province de l’Ituri, particulièrement le territoire de Djugu et Irumu sont les théâtres des conflits multiformes dont intercommunautaire, identitaire, des activismes des groupes armés locaux et les rebelles étrangers.
Les conséquences de ces conflits sont notamment l’incendies des maisons, les viols et violences sexuelles, pillages et vols des biens, les déplacements massifs de la population, … Selon le rapport du Displacement Tracking Matrix, chargé du suivi de Mouvement de la population (DTM) d’avril 2022, le nombre des déplacés dans le Territoire Djugu était estimé à 2.001.284 personnes dont 1.697.039 dans les familles d’accueil et 304.245 dans les sites des déplacés.
Les dernières évaluations de décembre 2022 dans 70 sites couverts par les mécanismes du Campement Coordination and Camp Management (CCCM) en Ituri, montrent que 35 sites dont certains sont spontanés et d’autres organisés ou planifiés sont dans Djugu et comptent plus de 176.560 personnes avec les femmes bien entendues comme premières victimes de ces atrocités. Malheureusement pas suffisamment impliquées dans la gouvernance sécuritaire du milieu.
Pour renforcer la gouvernance sécuritaire locale, le Premier ministre de la RD. Congo avait signé le décret n°13/041 du 16 septembre 2013 portant création, organisation et fonctionnement des conseils locaux pour la sécurité de proximité (CLSP). Cette loi donne droit à chaque entité territoriale décentralisée (ETD) au moins 5 membres pour la composition de son comité local de sécurité (CLS) ou CLSP. En territoire de Djugu, seule deux chefferies (Mambisa et Bahema Nord) ont fait exception pour intégrer les femmes dans les CLSP afin d’arriver à 6 membres.
DES OBJECTIFS DE LA REALISATION :
- Objectif Global :« Contribuer au processus de pacification et stabilisation de la Province de l’Ituri à travers une gouvernance sécuritaire inclusive et participative »
- Objectif Spécifique : « Renforcer la participation active des femmes dans la gouvernance sécuritaire dans les territoires de Djugu et Irumu en Province de l’Ituri ».
DE RESULTAT SPECIFIQUE
« Les autorités locales, territoriales et provinciales s’engagent à intégrer les femmes dans les structures de gouvernance sécuritaire locale et à répondre à leurs besoins spécifiques en matière de sécurité ».
DE L’EVOLUTION DE LA PARTICIPATION DE LA FEMME DANS LES CLSP
Avec notre intervention dans chacune des ETDs il y a au moins une femme dans le comite des CLSP et là où il y en avait une on est arrivé à deux (voir le tableau ci-dessous).
Les acquis de la participation des femmes aux CLSP :
- Les besoins des femmes sont pris en compte dans les réunions de sécurité ;
- Des actions concrètes sont initiées par les autorités pour réduire l’insécurité vécue par les femmes :
Ex : la réglementation des heures du marché ; la revue de déploiement des positions de la police/militaire ; construction des points d’eau, fermeture des maisons de la vente des drogues, …
De la stratégie d’intervention pour accroitre la participation des femmes dans les CLSP :
- Au niveau local et Provincial, afin d’assurer l’appropriation durable, les activités de la gouvernance inclusive et participative sont endossées par les services de l’état de tutelle à savoir la Division Genre famille et enfant, ainsi que la Division de l’Intérieur.
- Aussi bien au niveau local que provincial, nous avons les femmes pour obtenir l’engagement politique des décideurs pour une gouvernance participative et inclusive.
- Après l’étude de base menée, renforcer les capacités des femmes leaders et des associations par des formations spécifiques de base (la résolution 1325, les instruments juridiques qui promeuvent les droits de la femme, égalité de genre, le leadership de la femme, la gouvernance sécuritaire participative et inclusive…, pour s’impliquer dans la mobilisation communautaire d’une part et pour mener les plaidoyers d’autres part.
- Accompagner les femmes pour la production du plan de sécurité et l’identification des actions à proposer pour leurs intégrations dans le plan de sécurité local.
- Assurer la formation de comité 1325 au niveau des ETDs et des territoires afin de contribuer à porter la voix des femmes dans les comités restreints de sécurité. Ci-dessous l’évolution de la participation des femmes dans les CLSP :
QUELQUES IMAGES DES INTERVENTIONS LORS DES ACTIVITES :
La Maman cheffe de service Genre des Bahema Nord et de l’Administrateur du Territoire

Etude de Base avec les chefs des entités les partenaires clés dans le diagnostic et la gestion de la situation sécuritaire.
| ENTITE | NOMBRE DES MEMBRES | NOMBRE DES FEMMES AVANT LES REALISATIONS | NOMBRE DES FEMMES AVEC LES REALISATIONS |
| Bahema Nord | 06 | 1 | 02 |
| Bahema BAGURU | 05 | 0 | 01 |
| Bahema BANYWAGI | 05 | 0 | 01 |
| Bahema BADJERE | 05 | 0 | 01 |
| Walendu TATSI | 05 | 0 | 01 |
| Walendu PITSI | 05 | 0 | 01 |
| Walendu DJATSI | 05 | 0 | 01 |
| MAMBISA | 06 | 1 | 02 |
| TOTAL | 42 | 02 | 10 |

Formations de base par les formateurs de la Division Genre et de l’Intérieur

La cohésion sociale à travers la formation des femmes de deux communautés voisines qui ne se ne fréquentent pas officiellement.

Diagnostic Local de sécurité par les femmes, après la production de plan de sécurité, a abouti à la signature des actes d’engagement des décideurs suite aux plaidoyers menés par les femmes au niveau des local (ETDs) :

Signature de l’acte d’engagement par le chef de l’entité après le plaidoyer et actions ciblées de lobbying
Au niveau local (des territoires et des ETDs)

Production de la Note de Plaidoyer avec quelques associations féminines au niveau de la Province pour obtenir l’engagement politique de l’autorité provinciale en faveur de la gouvernance inclusive

Validation de la Note de Plaidoyer par le comité provincial de la 1325

Photo de famille à la clôture de la Validation de la note de plaidoyer par le comité 1325 de la Province

QUANT A LA 2eme PHASE :
Cette réalisation a commencé à 2023 et continue sur l’année 2024 pour des raisons ci-dessous :
- Besoin de la consolidation des acquis de la 1ere phase en termes de :
- Suivi de la mise en application des engagements des autorités dans les différentes entités, ainsi que des recommandations et d’intégration des besoins des femmes dans le plan local de sécurité ;
- L’accompagnement des femmes dans l’identification de certains projets pour améliorer la situation sécuritaire de la femme et de la jeune fille ;
- Face aux besoins identifiés à travers la Province, la nécessité d’extension de de la même intervention dans les autres entités et Territoires, car la situation est la même partout.
- Appuyer la mise en place de comité 1325 au niveau territorial, des ETDs et les rendre opérationnel pour soutenir la gouvernance inclusive ainsi que porter les besoins des femmes au niveau des comités restreints de sécurité des entités.
- Pour renforcer la masculinité positive et le champion genre, intégrer les hommes à 25% parmi les bénéficiaires directs de l’intervention.
DES DEFIS :
- La persistance de l’insécurité dans les sites des activités ;
- La Province étant sous l’Etat de siège, certaines institutions politiques et exécutives sont en veilleuses, ce qui retarde certaines décisions.
- Mauvaise état des routes pour atteindre certains sites des actions
- L’agenda chargé de l’autorité qui retarde l’exécution de certaines activités par rapport à la planification initiale.
Nous vous remercions pour l’intérêt que vous portez a la connaissance de notre organisation et pour plus de détail vous pouvez nous contacter sur notre adresse ci-dessous :
