FOMI a eu à accompagner les femmes et filles survivantes des violences basées sur le genre (VBG) dans dix villages des Secteurs et Chefferies ci-dessous :
- Secteur de WALENDU TATSI/Groupement EZEKERE, Villages : ZABA, LONE, KABAYA1, KABAYA2 ;
- Chefferie de BAHEMA /BANYWAGI :
– Groupement TAMBAKI, Village : VERU
– Groupement MUTUMBI, Village : MUTUMBI
– Groupement TCHOMIA, Village : BUKUKU
- Chefferie de BAHEMA/NORD :
– Groupement MALABO, Village : VIRAKPA
– Groupement LUVANGIRE, Villages : PANGAPANGA, NYAMA
Les zones de mise en œuvre de projet sont rurales, dominées par le système patriarcal, des croyances religieuses, l’ignorance des cadres juridiques et des droits de la femme/fille, la prédominance des pratiques culturelles discriminatoires envers les femmes/filles etc. Cette situation qui donne tous les pouvoirs aux hommes/garçons, dans un contexte des conflits multiformes, l’engagement pour la prévention des VBG et l’accompagnement des femmes et des filles survivantes des VBG s’avère de grande importance.
Afin d’assurer la mobilisation communautaire et l’appropriation durable de la prévention des VBG, la mise en place des comités mixtes (homme-femme) de protection a été faite dans chacun des dix villages dont les membres ont bénéficié des renforcements des capacités pour jouer efficacement leurs rôles. Ainsi, 150 membres de comité de protection (60 femmes et 90 hommes) en raison de 15 membres par village sont renforcés en capacités et s’engagent dans la prévention des violences faites à l’égard des femmes/filles.
Aussi dix agents psychosociaux (APS) ont été identifiés et renforcés en capacités pour assurer l’accompagnement de proximité aux survivantes des VBG, dans chacun des villages de la mise en œuvre du projet.

Formation des comités de protection sur leurs rôles au sein des communautés.

Formation des comités de protection sur différentes formes des violences basées sur le genre (6 grandes classifications des violences basées sur le genre)

Formation sur les principes de protection contre les violences basées sur le genre.
Aussitôt renforcés en capacités, les membres des comités de protection sont engagés dans la sensibilisation communautaire sur la prévention des VBG dans toutes ses formes et dans tous les secteurs de la vie. Ainsi au cours de l’année 2023, la sensibilisation communautaire a atteint directement 4320 personnes dont 2353 femmes et 1967 hommes sur les grandes classifications de violences basées sur le genre, les services disponibles et accessibles en faveur des survivantes des VBG. Ceci a permis l’identification des 62 survivants des VBG (27 adultes et 34 mineurs) 1 garçon mineur, ont été accompagnés par les agents psychosociaux (APS) pour les prises en charges dans les structures appropriées. Aussi, 6 survivantes ont bénéficié de la réinsertion socioéconomique durable en partenariat avec d’autres organisations féminines.

Renforcement des capacités des assistantes psychosociales (APS) sur les outils de la gestion au site de regroupement de Katoto

Ce membre de comité de protection explique les violences conjugales que subissent les femmes au quotidien lors de séance de sensibilisation organisée à Zaba

Sensibilisation communautaire sur les différentes formes des violences basées sur le genre entretenues à l’égard des femmes et jeunes filles organisée à Zaba
Pour contribuer à assurer la confidentialité et minimiser la stigmatisation des survivantes des VBG, le projet a contribué à la mise en place de l’espace sûr pour les femmes et les jeunes filles au Village KABAYA1, Groupement EZEKERE, Secteur de WALENDU TATSI. Cet espace recevra toutes catégories des femmes y compris les survivantes des VBG pour les divers apprentissages, échanges et accompagnement pour le renforcement mutuel.

« Espace sûr » des femmes et des jeunes filles (à gauche : un bâtiment pour les femmes et les jeunes filles, au milieu : Bureau de comité de protection et à droite, un bloc latrine), à KABAYA1

Les membres de la communauté expriment leur joie pour cet ouvrage mis en place en faveur des femmes et des jeunes filles à KABAYA 1. Il sied de signaler que dans son intervention FOMI favorise la complémentarité à travers le réseautage ou le partenariat avec d’autres acteurs de même secteur (ONGs internationale, nationales, humanitaires, la société civile,). Aussi, pour contribuer à une grande mobilisation communautaire contre les VBG, FOMI participe aux journées internationales ou régionales dédiées à la promotion des droits de la femme et de la fille dont la journée internationale de la femme (8 Mars), journée de la femme africaine, de la femme rurale, 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme/fille….

La mobilisation des femmes, des jeunes filles et des hommes sur les droits de participation à la prise des décisions et au renforcement de la paix, pendant la campagne de 16 jours d’activismes contre les violences faites à la femme et jeune fille, à Bunia
Quelques défis
- La persistance des us et coutumes rétrogrades à l’égard de la femme et la jeune fille, dans la Province en générale et dans les milieux ruraux en particulier ;
- Persistance des conflits multiformes dont les conflits armés dans le territoire de Djugu en générale et dans la zone de projet en particulier ;
- Mauvais états de route dans la zone de projet ;
- La grande vulnérabilité de la population dont la majorité vivent dans des camps des déplacés ;
- Taux élevé d’analphabétisme chez la femme, l’ignorance des lois et des droits par les membres des communautés ; etc.
Si nécessaire, pour plus de précision, veillez nous contacter sur nos adresses habituelles :
